15 novembre : "Aujourd'hui, il me faut demeurer chez toi."

 

 

Textes bibliques : Lire

 


Comme pour Zachée, Jésus ne cesse de nous dire : "Aujourd'hui, il me faut demeurer chez toi." Il continue à frapper à notre porte, non pour nous faire des reproches mais pour nous sauver. Avec lui, c'est le Salut de Dieu qui entre dans nos vies. Quand on a rencontré le Christ, plus rien ne peut être comme avant. Zachée qui était si avide d'argent se met à penser aux pauvres et à ceux qu'il a volés. Son regard sur les autres a changé. C’est un regard d’amour, un regard fraternel. Les autres, il craint maintenant de leur avoir fait du tort car il comprend qu’ils sont ses frères. Alors, n'hésitons à accueillir le Seigneur chez nous. Nous pouvons être sauvés et commencer une nouvelle vie, une vie illuminée par ce pardon de Dieu.

 

Cet évangile nous laisse un message de joie. C'est la joie de Zachée quand il rencontre Jésus et qu'il le reçoit chez lui. C'est la joie d'être deviné et reconnu ; c'est la joie du repas entre amis qui a précédé le pardon. Et c'est surtout la joie de Dieu qui retrouve un fils perdu. Un des mots importants de cet évangile c'est "Aujourd'hui". Le mot "Salut" est toujours lié à "aujourd'hui". Rappelons-nous la nuit de Noël : "Aujourd'hui, vous est né un Sauveur !" Si nous voulons écouter la parole de Dieu, il nous faut entendre cet aujourd'hui. Ce n'est pas hier ou demain. C'est ici et maintenant que Jésus nous appelle et nous sauve.

 

Un dernier point : Il y a aussi le regard de la foule sur Zachée et c’est un regard de réprobation, de condamnation. Jésus est désavoué car il est allé loger chez un pécheur. La foule n’accepte pas un tel visage de Dieu. Nous aussi, nous pouvons parfois être comme cette foule. C'est ce qui se passe toujours et encore aujourd'hui. On estime qu'il vaut mieux éviter de fréquenter les "infréquentables". On les enfonce, on ne leur laisse aucune chance.

 

Mais le vrai Dieu, celui qui Jésus est venu nous révéler, c’est le Dieu de tous les exclus, qu’ils soient riches ou pauvres, jeunes ou adultes. Son regard rejoint tous ceux qui sont enfermés dans leur péché et leur mauvaise réputation. Que notre regard sur les autres soit comme celui de Jésus, un regard fraternel, un regard plein de bonté qui voit en chacun un frère ou une sœur appelés à la sainteté.

Père Jean Compazieu