Venez à moi

 

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Il nous arrive de rencontrer des gens dont la vie est un fardeau très lourd à porter : Nous pensons à tous les problèmes de santé qui peuvent nous tomber dessus, mais aussi aux soucis de travail, aux problèmes familiaux, à la charge écrasante des responsabilités et à bien d’autres soucis… Et n’oublions pas qu’un des poids les plus lourds à porter, c’est celui de la culpabilité qui ronge les consciences et la mémoire. On se sent coupable et il faut vivre tous les jours avec ça. C’est très déprimant.

 

C’est à cette foule accablée par la vie, mais aussi à chacun de nous avec ses pesanteurs et ses faiblesses que Jésus adresse son appel : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau !» Lui qui a tout porté sur ses épaules avec sa croix nous invite à nous appuyer sur lui. Il nous tend la main. Il a même une parole qui risque d’être mal comprise : «Prenez sur vous mon joug !»

 

Les sages et les savants, se trompent souvent dans l’interprétation de cette parole. Serait-ce un fardeau de plus ? Pour comprendre cette parole de Jésus, il faut avoir connu les paysans des anciennes générations. Ceux-ci ne possédaient pas de tracteur. Ils travaillaient avec des bœufs qui étaient reliés l’un à l’autre au moyen d’un joug. Ils pouvaient ainsi tirer des fardeaux très lourds, remorque de foin, de bois, machine agricole… Un tout seul ne pouvait pas tirer ce fardeau, mais reliés l’un à l’autre au moyen du joug, ils étaient plus forts et tout devenait possible.

 

Le Christ voit le lourd fardeau que nous traînons tout au long de notre vie. Mais il ne veut pas nous laisser seuls. S’il nous invite à prendre son joug, c’est précisément parce que ce fardeau il veut le porter avec nous. Cela ne sera possible que si nous acceptons d’être reliés à lui. Ce qui est important c’est cet appel : « Venez à moi ! » Or quand l’épreuve et le désarroi sont trop lourds, on ne veut voir personne. Celui qui souffre est tenté de s’enfermer dans le silence et l’isolement. Il est convaincu que personne ne peut le comprendre ni le soulager.

 

« Je referai vos forces », nous dit Jésus. Cela veut dire qu’il vient nous relever par une force intérieure nouvelle. Il veut nous faire revivre, renaître. En nous donnant son Esprit Saint, il nous donne une énergie nouvelle pour marcher à nouveau et repartir vers une nouvelle étape. Nous ne serons pas dispensés de nos responsabilités. Nos fardeaux n’auront pas disparu. Mais ils cesseront de nous anéantir. Nous ne serons plus seuls à les porter. Que cette bonne nouvelle ravive notre espérance.