La brebis perdue

 

 

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Par cette parabole de la brebis perdue, Jésus veut ainsi nous montrer combien Dieu est bon et miséricordieux. Sa capacité de pardon est infinie. Pour un peu, le pécheur serait préféré à l'innocent. Comprenons bien : Dieu n'aime pas le péché. Il l'a toujours combattu. Mais il aime tous les pécheurs. Jésus est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

 

Le péché le plus grave n'est pas de partir ou de tomber. Le pire c'est de croire qu'à cause de nos fautes, nous ne sommes plus aimés de Dieu, c'est de penser qu'il ne s'intéresse plus à nous. Or c'est le moment même où nous l'intéressons au plus haut point. Notre lèpre, notre aveuglement sont des raisons supplémentaires de nous aimer encore plus. Le véritable péché serait de croire que nous sommes définitivement exclus. Or pour Dieu, il n'y a jamais de situation désespérée. C'est vrai que nos péchés nous salissent ; mais nous restons membres de la grande famille des chrétiens.

 

Le véritable péché c'est de nous replier sur nous-mêmes, c'est le découragement parce qu'on désespère de soi et de Dieu. Un jour, sainte Thérèse disait : "Moi, si j'avais commis tous les crimes possibles, je garderais confiance car je sais bien que cette multitude d'offenses n'est qu'une goutte dans un brasier ardent.

 

Le péché est un grand malheur. Mais tout l'Évangile de ce jour est éclairé par une joie extraordinaire. C'est la joie du berger qui retrouve sa brebis égarée. Parfois nous avons du mal à croire que nous n'aurons pas à payer la facture. C'est oublier que le Christ a pris sur lui toutes nos dettes. Il suffit de se lever et de se jeter dans les bras de Dieu. Remercions le Seigneur pour tant de pardons reçus et prions pour ceux qui en ont besoin ; qu'ils viennent l'implorer avec confiance auprès de celui qui ne demande qu'à le leur accorder.